Quelle ceinture lombaire choisir ?
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Archive pour septembre, 2014

Efficacité de la physiothérapie dans le spondylolisthesis

Objectif  de l’étude  sur la physiothérapie dans le spondylolisthesis

Cause fréquente de douleur lombaire, y compris chez les sujets âgés, le spondylolisthesis (SP) est souvent traité par physiothérapie : TENS ultrasons (US) pack chaud et exercices.
Le présent travail s’est proposé d’évaluer l’efficacité de ces méthodes eu égard à la douleur, au handicap, à la qualité de vie, au risque de chutes.

L’activité physique dans la prise en charge des lombalgiques

L’unanimité sur la pratique nécessaire de l’activité physique chez le lombalgique n’est pas encore établie.

activité physique des lombalgiquesUn certain nombre de croyances médicales persistent, bien que, désormais, les recommandations soient en faveur d’un maintien de l’activité physique pour les lombalgiques, dans le but d’améliorer le statut fonctionnel et de réduire la durée des arrêts de travail.

Pour certains médecins en effet, un patient qui souffre est porteur d’une lésion dont il faut le protéger. Le médecin a peur d’autoriser l’activité physique, peur de renouveler les circonstances du déclenchement. Pourtant l’activité physique  du lombalgique maintient la capacité de réponse aux besoins de la vie quotidienne. Les modifications psycho-comportementales liées à l’inactivité sont des facteurs d’aggravation, qui s’ajoutent aux pertes de capacité physique (force, endurance) et d’aptitude cardio-respiratoire.

La pratique d’exercices physiques dans la lombalgie est cependant bénéfique : elle permet le maintien des activités ; l’activité physique personnelle peut être conjuguée aux séances de masso-kinésithérapie, selon des programmes plus ou moins intensifs. La pratique sportive personnelle est autorisée sous contrôle ; la marche n’est pas une activité sportive suffisante, la natation (très souvent hautement recommandée) n’est pas obligatoire. Il faut privilégier l’envie du malade de s’impliquer dans un sport, avec si nécessaire une remise en condition avant le démarrage du sport envisagé. Le but est de sortir de son contexte le lombalgique chronique, qui a tendance à juger ses capacités personnelles insuffisantes, se réfugie dans la « peur de faire » et dans le refus de participer, prisonnier de l’angoisse liée à la dimension symbolique de la douleur et de ses circonstances.

La ceinture lombaire gonflable va permettre d’accompagner la personne lombalgique dans sa reprise d’activité physique en lui assurant une protection efficace sans risque de fonte musculaire  EN SAVOIR PLUS

Soulager les douleurs du dos : Interrogations sur les infiltrations antalgiques en cas de rétrécissement du canal lombaire

Damien Mascret note dans Le Figaro qu’« une étude publiée [dans] le New England Journal of Medicine soulève de nombreuses questions sur l’intérêt des infiltrations pour soulager les douleurs du dos et des jambes dues à un rétrécissement du canal lombaire. […] Au point d’enflammer les médias américains ».

Le journaliste observe ainsi que « pour le New York Times, c’est «un traitement usuel des douleurs du dos et des jambes qui n’aide pas beaucoup». Encore plus radicale, la chaîne NBC estime que «les infiltrations de corticoïdes pour les problèmes lombaires pourraient être inutiles», tandis que l’agence de presse internationale Reuters voit «peu de bénéfices et quelques inconvénients» à ce traitement ».
Damien Mascret relève que « le mois dernier, lors d’une séance de l’Académie de chirurgie consacrée à la chirurgie du rachis, le Pr Philippe Bancel rappelait que «85% de la population de 65 à 74 ans sont atteints d’arthrose vertébrale», la principale cause de rétrécissement du canal lombaire et que, à l’hôpital Cochin, par exemple, «le canal rétréci représente 5% des hospitalisations».
« Car lorsque tous les traitements médicaux pour soulager les douleurs du dos (infiltration, rééducation) ont échoué et que l’état du patient le permet, une intervention chirurgicale est parfois proposée. S’il est vrai que l’étude américaine dénonce sans ménagement l’intérêt des infiltrations, il est pourtant prématuré d’en tirer des conclusions 
», poursuit le journaliste.
Damien Mascret remarque en effet que « le protocole de l’étude [Janna Friedly et al.] n’est pas parfait. Loin de là. Les auteurs ont choisi de comparer des infiltrations contenant soit de la lidocaïne, un anesthésique local, associée à des corticoïdes, anti-inflammatoire, soit l’anesthésique seul ».
Le Dr Sylvie Rozenberg, rhumatologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris), souligne qu’« utiliser comme groupe contrôle des patients recevant un anesthésique par la même voie d’injection que l’association n’est pas idéal. Ce serait intéressant de refaire une étude avec un véritable groupe contrôle qui ne recevrait pas du tout d’infiltration et d’associer à l’infiltration une prise en charge globale de type rééducation ».
Le journaliste ajoute que « deux méthodes ont été testées, car les infiltrations peuvent être faites très localement ou de façon plus diffuse. Or, la voie locale est moins performante que la voie diffuse ». Le Dr Rozenberg note qu’« il est logique que la plus grande efficacité apparaisse dans ce dernier cas ».
Damien Mascret souligne en outre que « les infiltrations rachidiennes doivent rester une technique de dernier recours avant la chirurgie et après l’échec des traitements habituels pour soulager les douleurs du dos par antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens et myorelaxants, car des complications graves sont possibles, même si elles restent exceptionnelles ».

 

La ceinture lombaire constitue une véritable alternative aux infiltrations   EN SAVOIR +

HERNIE DISCALE : peu d’avantage du traitement chirurgical

arthrose-lombaireChez des patients candidats à la chirurgie avec une hernie discale à l’imagerie, la chirurgie semble légèrement plus efficace que le traitement conservateur.

Des chercheurs américains viennent de publier dans la revue Spine les résultats à long terme (8 ans) de la comparaison traitement chirurgical/traitement conservateur à partir du suivi de patients d’essais randomisés et de cohortes observationnelles au sein du Spine Patient Outcomes Research Trial.

Dans la prise en charge des lombalgies chroniques avec hernie discale documentée, bien que les essais randomisés aient démontré une faible supériorité à court terme en faveur de la chirurgie par rapport au traitement non chirurgical, les résultats à long terme restent controversés.
Entre mars 2000 et novembre 2004, les auteurs ont recruté des patients ayant des signes de sciatique depuis au moins 6 mois avec une hernie discale confirmée par l’imagerie. Ils ont inclus 803 patients au groupe intervention (chirurgie) et 392 patients au groupe témoin (traitement conservateur). L’âge moyen des patients était de 42 ans et 42% étaient des femmes.
Le groupe chirurgie était significativement plus soulagé et avait une amélioration plus importante des capacités fonctionnelles. Les auteurs notent que le groupe « traitement conservateur » avait également une amélioration significative de ces paramètres et ils retrouvent une absence de dégradation dans les 2 groupes jusqu’à 8 ans de suivi.
Près de la moitié du groupe non opéré étaient satisfaits par rapport à leurs symptômes après 8 ans de suivi et les trois-quarts du groupe étaient satisfaits de leurs soins.
Ces résultats soulignent l’importance de bien poser l’indication opératoire devant des patients atteints d’hernie discale.

Une étude récente révèle qu’en 2007, environ 21900 français et 17360 françaises ont subi une intervention chirurgicale pour hernie discale lombaire.

Les traitements non chirurgicaux comme la ceinture lombaire constituent une véritable alternative pour le traitement de la hernie discale   EN SAVOIR +

Référence : 
Lurie JD, Tosteson TD, Tosteson AN, Zhao W, Morgan TS, Abdu WA, Herkowitz H, Weinstein JN.
Surgical versus nonoperative treatment for lumbar disc herniation: eight-year results for the spine patient outcomes research trial.

Retrouver l’abstract en ligne

Traitement de sciatique discale aiguë : absence d’efficacité des corticoïdes en bolus

Une étude a porté sur 65 patients dont 31 femmes, âgés en moyenne de 47 ans, présentant une sciatique évoluant depuis moins de 6 semaines avec une imagerie affirmant l’origine discale correspondant au trajet de la douleur.

Pour cette étude sur le traitement de sciatique, ces patients ont eu un bolus de 500mg de methylprednisolone ou bien un placebo.

La douleur sciatique était de 67,1 sur une EVA de 0 à 100. Au cours des 3 premiers jours, la douleur a diminué dans le groupe methylprednisolone mais cet effet antalgique modéré n’a pas persisté et il n’y avait pas d’effet sur le handicap fonctionnel ou sur les signes cliniques d’atteinte radiculaire.

L’effet de la corticothérapie générale dans le traitement de sciatique discale est discuté. Un bolus, qui n’est pas sans risque, dans cette étude n’a pas eu suffisamment d‘efficacité pour pouvoir être recommandé.

La ceinture lombaire peut être une solution alternative intéressante    EN SAVOIR +