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Archive pour décembre, 2015

Une nouvelle « recette » pour réparer les dos douloureux !

Cet article est paru dans le point le 17/12/2015.

On peut transformer des cellules adipeuses en cellules « pulpeuses », ressemblant à celles présentes naturellement dans les disques intervertébraux.

La médecine régénérative est en marche, pour lutter contre le mal de dos. © West Coast

La médecine régénérative est en marche, pour lutter contre le mal de dos. © West Coast

La recette pourrait sembler très simple, de prime abord : la matière première est le tissu adipeux, présent en quantité plus ou moins importante chez tous les individus et riche en cellules souches, capables de se différencier en un grand nombre de types cellulaires. Il « suffit » d’y ajouter une combinaison de deux facteurs de croissance et de laisser reposer l’ensemble pendant 28 jours pour obtenir des cellules qui ressemblent à celles existant naturellement dans les disques intervertébraux. Mais il ne faut pas s’y tromper. Il a fallu beaucoup de temps et de doigté à l’équipe de Jérôme Guicheux (Inserm U791, laboratoire d’ingénierie ostéo-articulaire et dentaire à Nantes) pour aboutir à ce résultat. Son travail vient d’être publié dans la revue scientifique Cell Stem Cell .

La colonne vertébrale est extrêmement sollicitée tout au long de l’existence. Son usure retentit très vite sur la qualité de vie, le mal de dos étant souvent qualifié de mal du siècle. « 40 % des douleurs dorsales seraient dues à une dégradation irréversible des disques intervertébraux qui forment des coussins entre les vertèbres et ne peuvent plus jouer leur rôle d’amortisseurs des chocs », rappelle le communiqué de l’Inserm qui relate les expériences de son équipe.

D’un point de vue physiologique, le noyau pulpeux, la partie centrale des disques intervertébraux, est le premier touché. Il est composé en grande partie d’eau, ce qui lui confère ses propriétés d’amortisseur. Avec l’âge, les cellules pulpeuses se multiplient de moins en moins, elles deviennent incapables de produire cette fameuse matrice très hydratée et elles sont plus sujettes à la mort programmée (apoptose). Les recherches actuelles se focalisent donc sur la mise au point de traitements susceptibles de ralentir, voire d’empêcher la dégénérescence des disques et des cellules qui les composent.

Une réussite indépendamment de l’âge ou du poids du patient

Les premiers résultats de l’équipe nantaise ont été obtenus à partir de tissu adipeux prélevé chez neuf patients. « Le protocole s’est révélé être une réussite indépendamment de leur âge et de leur poids, précise Jérôme Guicheux. Nous devions néanmoins aller plus loin car ces cellules n’avaient aucune chance de survivre en étant réimplantées seules dans un disque intervertébral abimé et dépourvu de tout le substrat nutritif qui leur est nécessaire. »

Dans un second temps, les chercheurs ont couplé les cellules obtenues en culture à un biomatériau de synthèse, pour recréer un environnement favorable à leur multiplication une fois qu’elles seraient injectées dans le disque intervertébral. Les premiers essais ont été menés chez la souris.  « Ce dispositif est celui qui se rapproche le plus d’une transplantation intradiscale chez l’homme », se félicite Jérôme Guicheux. Son équipe a pu démontrer que cette technique permettait bien aux cellules implantées de conserver « leur activité sécrétoire spécifique et leur phénotype spécialisé une fois réinjectées in vivo ». En d’autres termes qu’elles gardaient les qualités récemment acquises.

Forts de ce travail, les chercheurs peuvent désormais envisager la prochaine étape avant le passage chez l’homme : tester l’efficacité thérapeutique de ces cellules toutes neuves dans un modèle animal pertinent de pathologie dégénérative des disques vertébraux. La médecine régénératrice est vraiment en marche.

en attendant que cette médecine régénératrice avec des cellules neuves pour les  disques vertébraux soit en marche, une solution de soulagement efficace est apportée par la ceinture AirLOMB, gonflable et sans baleine.

Son effet thérapeutique est d’ailleurs bien compris par l’armée française qui utilise AirLOMB sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle pour amortir les vibrations occasionnées lors des atterrissages et décollages des avions et hélicoptères.

 

Par Anne Jeanblanc

Publié le 17/12/2015 à 11:11 | Le Point.fr